Le psychologue clinicien
Le psychologue clinicien a suivi une formation à l’université de cinq années en faculté de Psychologie où il s’est spécialisé jusqu’à l’obtention de son diplôme d’état de type Master II professionnel ou DESS en Psychopathologie et psychologie clinique.
Ce titre atteste de sa connaissance approfondie de la psychopathologie, c’est-à-dire des modes de fonctionnement de l’esprit, et de son aptitude à mener un travail thérapeutique auprès des patients ainsi que des psychothérapies.
Le psychologue n’est pas un médecin et il ne prescrit pas de médicament. Il est en revanche amené à travailler et à co-construire avec de nombreuses professions médicales et para-médicales.
Il n’existe pas d’ordre des psychologues, comme c’est le cas pour d’autres professions de santé, cependant, il existe un code de déontologie que chaque psychologue se doit de respecter. Il est notamment tenu au secret professionnel. Afin d’être reconnu, chaque psychologue doit être enregistré au répertoire ADELI auprès de l’ARS (agence régionale de santé). L’usage du titre de psychologue est défini par la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 publiée au J.O du 26 juillet 1985.
Le psychiatre
Le psychiatre est un médecin ayant choisi comme spécialité la psychiatrie. Il est spécialisé dans le diagnostic et le traitement des troubles et maladies mentales.
parce qu’il est médecin spécialiste, le psychiatre est en capacité de prescrire des médicaments, ce qui l’amène à soigner des personnes présentant des pathologies psychiatriques parfois lourdes. Il peut exercer dans le milieu hospitalier mais également en libéral.
L’exercice de la psychiatrie étant protégé, les psychiatres, médecins spécialistes, doivent être inscrits à l’Ordre des Médecins. Au sein des services mais également dans le cadre du libéral, psychologues et psychiatres peuvent être amenés à travailler en partenariat, leurs pratiques pouvant être complémentaires.
Le psychothérapeute
Jusqu’à peu, le titre de psychothérapeute n’était pas contrôlé en France. Cependant, des réformes récentes ont permis d’encadrer d’avantage le titre et son obtention. De nombreux psychothérapeutes sont donc psychologues ou psychiatres (comme expliqué ci-dessus), mais cependant, d’autres formations, associées à un nombre d’heures de stages à effectuer permettent d’en obtenir le titre.
Depuis juillet 2010, une loi fixe des règles : désormais, toute personne souhaitant utiliser le titre de psychothérapeute doit être inscrite sur le registre national des psychothérapeutes.La demande d’inscription s’effectue auprès des ARS (agences régionales de santé).
Un psychothérapeute est donc un professionnel spécialisé en psychothérapie, c’est-à-dire capable d’écouter et d’analyser la souffrance de ses patients.
Le psychanalyste
Le psychanalyste est un professionnel utilisant la cure psychanalytique (technique initiée par Sigmund Freud) comme technique de psychothérapie.
La plupart du temps, il s’agit de psychologue ou psychiatre de formation. «… il est essentiel d’acquérir une formation en psychologie à l’université et d’avoir effectué une analyse de plusieurs années, à raison de 3 à 4 séances hebdomadaires. La Société psychanalytique de Paris (la plus installée) sélectionne des candidats dont la cure est déjà bien avancée pour une formation dans l’un de ses instituts. Ils doivent également être reconnus et accrédités par leurs pairs. Pratique et théorique, cette formation dure 8 ans en moyenne. » (source Onisep ; http://www.onisep.fr/Ressources/Univers-Metier/Metiers/psychanalyste).
Le psychopraticien
Le nom « psychopraticien » a remplacé celui de psychothérapeute lorsque ce dernier a été davantage encadré. Le titre de psychopraticien est non reconnu par l’état, il est donc libre d’utilisation et tout le monde peut y prétendre. Il est donc recommandé une certaine prudence face à l’utilisation de ce titre. Cependant, certains titres complémentaires sont couverts par la garantie professionnelle GLPR (Groupe de liaison de la psychothérapie relationnelle), mais non par l’Etat.